LE PETITE GUIDE DE LA PHOTOGRAPHIE CULINAIRE – PART 1


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Le petit guide de la photographie culinaire

Bonjour à tous,

On m’a demandé à plusieurs reprises comment j’arrivais à prendre de belles photos de mes recettes. Alors j’ai décidé de rédiger un petit guide pour vous expliquer mes ficelles.

Lorsque dans le métro ou dans votre magazine préféré vous êtes attiré par de belles publicités mettant en scène un met très appétissant, un plat qui donne l’eau à la bouche, il faut savoir que plusieurs personnes sont à l’oeuvre derrière pour obtenir ce rendu.

Deux compétences sont notamment essentielles, celle du styliste culinaire et bien sûr celle du photographe.

Je ne suis ni l’un, ni l’autre ;)

Mais voilà maintenant deux ans que je réalise les clichés de mon blog lovely-lovely-trends.com, j’ai passé des centaines d’heures à tester mon appareil photo, à prendre des clichés, à rater, à recommencer.

Et on dit que c’est en tombant qu’on apprend à se relever.

Je ne suis pas une professionnelle, mais une amatrice de jolies photos, et dans cet article je vous donnerai quelques astuces pour prendre de beaux clichés de vos recettes. Ce petit guide est donc un conglomérat de ce que j’ai appris sur la photographie culinaire. J’espère qu’il vous sera utile.

Dans une première partie nous parlerons du rôle du photographe, je vous expliquerai quelques règles de base sont à connaitre pour réussir vos photos culinaires. Et cela passe par comprendre son appareil photo. Si vous êtes à l’aise avec les termes de focus, profondeur de champs, iso, diaphragme, alors vous pouvez sauter directement à la fin de cet article : Méthode pour la photographie culinaire ou bien passer à l’article suivant, part 2.

Dans une deuxième partie (prochainement), dans un article intitulé « LE PETITE GUIDE DE LA PHOTOGRAPHIE CULINAIRE – PART 2 – 9 conseils pour réussir ses photos culinaires » nous parlerons plutôt de l’environnement extérieur, d’esthétique, de votre fibre artistique.

Mais commençons d’abord par le commencement. Maîtriser son appareil photo.

PS : Si vous êtes aussi intéressé par les recettes, cliquez sur la photo :

Lasagne bolognaise, mozzarella et pistou de roquette pourquoi manger cru est sain - carpaccio de radis noir aux figues the best carrot cake

COMPRENDRE SON APPAREIL PHOTO

 Cette première partie concerne les personnes qui possèdent un appareil photo réflexe ou hybride et qui souhaitent comprendre comment il fonctionne pour utiliser le potentiel de leur appareil. Vous pouvez aussi faire de la photo culinaire avec un iphone 6 ou smartphone d’une qualité de photo équivalent (le rendu sera quand même moins bien qu’avec un réflexe), auquel cas, passez votre chemin à la part 2, comprendre son environnement.

LA LUMIÈRE

La photographie est histoire de lumière. Je ne vous la refais pas, mais effectivement l’étymologie du mot photographie vient de photo (lumière) et graphie (écriture).

Il faut néanmoins trouver le juste milieu, car si vous faites rentrer trop de lumière, votre photo sera sur-exposée. Le résultat sera une photo très blanche, beaucoup trop lumineuse.

Photo sur exposé 

le petit guide de la photo culinaaire - photo sur-exposé 

Si au contraire vous ne laissez pas rentrer assez de lumière, votre photo sera sous-exposée et donc beaucoup trop sombre.

 Photo sous ex

le petit guide de la photo culinaaire - photo sous exposé

 

Photo bien exposé

le petit guide de la photo culinaaire - photo bien exposé

Quels sont les paramètres que vous allez utiliser pour jouer sur la lumière ?

Il y a plusieurs manières de faire rentrer de la lumière sur votre capteur d’appareil photo.

 

1- L’ouverture du diaphragme

guide de la photographie culinairea - ouverture diaphragme

Lorsqu’on parle d’ouverture, il s’agit du diamètre de l’ouverture du diaphragme de l’objectif de votre appareil.

Forcément, plus l’ouverture est grande comme sur le premier dessin (ouverture à F/1,4) plus la lumière entre et plus votre photo sera lumineuse.

Au contraire, plus l’ouverture est petite comme sur le dessin f/16, moins il y aura de lumière à passer par ce petit trou, et plus votre photo sera sombre.

Attention, plus le nombre est petit, plus l’ouverture est grande.

 L’ouverture implique un autre phénomène.

Plus l’ouverture est grande (f/1,4), plus la profondeur de champ sera courte.

 

NOTION DE PROFONDEUR DE CHAMP

 Posons nous quelques secondes pour parler de la profondeur de champ.

 La profondeur de champ, c’est la zone d’espace nette sur la photographie.

Donc plus l’ouverture est grande, plus la profondeur de champ aura une zone limitée.

Par exemple sur la photo ci-dessous, on peut voir que la zone de netteté est très limitée dans l’espace. Un peu derrière le premier empanada c’est flou.

 Exemple photo 1/8

le petit guide de la photo culinaire - photo au focus  f/1,8 

Au contraire plus l’ouverture est petite (f/16), plus la profondeur de champ sera longue. C’est à dire que toute la zone de la photo sera nette.

 exemple photo 1/16

le petit guide de la photo culinaire - photo au focus f/22 

Cela dépend de l’effet que nous souhaitons donner à notre photo.

Par exemple en photographie culinaire, à certain moment nous souhaiterons montrer la totalité du plat (lorsque nous prenons une photo vue d’en haut). L’ensemble de la photo doit être nette, donc petite ouverture (f/16).

Si au contraire nous souhaitons insister sur l’un des éléments, par exemple mettre en exergue le croustillant de l’empanada, ou alors cacher un fond qui n’est pas très joli, nous allons utiliser une grande ouverture (f/1,4).

 

QUEL OBJECTIF CHOISIR ?

Il existe différents types d’objectifs selon l’utilisation que l’on souhaite faire de son appareil.

L’objectif utilisé pour faire de la photo macro, des photos de paysage, des portraits, des photos de nuit ou de cuisine ne sera pas le même.

 Lorsque vous avez acheté votre appareil photo à objectif interchangeable (réflexe ou hybride), on vous a fourni dans le kit de base, le corps de l’appareil photo et un objectif.

En général il s’agit d’un 18 – 55 mm f/3,5, un objectif polyvalent qui vous permettra de photographier le maximum de chose. C’est un objectif généraliste. C’est parfait pour commencer et savoir vers quel type de photo vous souhaitez vous orienter.

 Ensuite si vous souhaitez vous orienter vers la photo de cuisine, je vous conseille un objectif à focale fixe dont l’ouverture est de f/1,8. C’est ce que j’utilise pour photographier mes plats. Vous l’aurez compris, l’avantage c’est cette grande ouverture qui va permettre de faire des photos très lumineuses même en intérieur, ainsi que d’utiliser une faible profondeur de champ et de créer des focus sur l’un des éléments de ma photo. D’autre part la focale fixe permet un netteté exceptionnelle.

 

RÉSUMONS

Pour résumer ce point sur l’ouverture, ce que vous devez retenir c’est que :

  • Plus l’ouverture est grande, plus le chiffre est petite (f/1,4), plus la luminosité est importante. (autre point la profondeur de champ est courte donc netteté sur un point de la photo et le reste sera flou)
  • Plus l’ouverture est faible, plus le chiffre est grand (f/16), moins la luminosité est importante. (la photo sera nette partout)

 

 

2- La vitesse d’ouverture du diaphragme

 La vitesse est un autre paramètre pour faire rentrer de la lumière sur votre capteur.

Car il s’agit de la vitesse d’obturation. C’est la durée pendant laquelle l’obturateur reste ouvert.

Plus l’obturateur reste ouvert longtemps, plus la photo sera exposée à la lumière. C’est une bonne chose, mais le risque c’est que plus l’obturateur reste ouvert longtemps, plus le sujet de votre photo à le temps de bouger et donc de rendre votre photo flou. 

C’est l’effet recherché en pleine nuit, lorsque nous souhaitons faire une photo artistique des feux rouges des voitures. Nous laissons l’appareil photo sur un trépied pour être sur que l’appareil reste fixe et nous ouvrons l’obturateur pendant une dizaine de seconde face à une route où le trafic est important.

L’autre risque c’est que le photographe ne soit pas totalement immobile durant la prise, auquel cas un sujet même fixe sera flou.

Au contraire, plus la vitesse sera rapide, moins l’obturateur restera ouvert longtemps et donc moins il y aura de lumière à rentrer dedans.

Lorsqu’on photographie un sportif, nous souhaitons une photo nette d’un sujet en mouvement. Il faut alors que l’obturateur soit très rapide.

 La vitesse influe donc sur la luminosité et la netteté de vos photos. C’est un juste milieu à trouver entre luminosité et netteté.

 En cuisine, nous avons moins de risque d’être embêtée par la vitesse, car notre sujet est fixe.

Le seul risque si la vitesse est trop lente, c’est que nous (photographe) bougions durant la prise de la photo. Auquel cas la photo risque d’être flou.

 Pour contrôler la lumière de votre photo, il faut jouer entre vitesse et ouverture. 

Car plus la vitesse est rapide, plus il faudra une grande ouverture pour faire rentrer de la lumière.

Et plus l’ouverture est petite, plus il faudra baisser la vitesse pour faire rentrer de la lumière.

 Tout va dépendre du type de photo que vous souhaitez prendre.

Est-ce une photo de nuit ? une photo d’un sportif ? une photo de cuisine ?

Selon le type de photo souhaité, on commence par prioriser l’un de ces deux éléments (vitesse ou ouverture), une fois fixé, on fait varier le second.

 

3- Les isos

 Les isos représentent la sensibilité du capteur de votre appareil photo à la lumière. Plus les isos sont élevés, plus la luminosité est importante. Mais les isos influencent aussi le bruit des photos. C’est à dire ces petits grains, ces parasites qui polluent une photo. (notamment lorsque vous photographiez de nuit)

Jusqu’à présent nous avons vu que l‘ouverture du diaphragme, la vitesse d’obturation et les isos influent sur la luminosité de la photo ainsi que la netteté.

 

METHODE POUR LA PHOTOGRAPHIE CULINAIRE

 Je vais vous parler de ma méthode de travail concernant la photo de cuisine, puisque c’est le sujet qui nous intéresse ici.

Tout d’abord, je choisis les isos. Si je suis en intérieur près d’une fenêtre en milieu de journée, (avec une belle luminosité extérieure) je vais choisir un iso 400.
Ensuite je détermine l’ouverture que je souhaite donner.

Si je souhaite photographier un plat dans son ensemble (avec une vue de dessus) et lui donner une belle netteté, je vais utiliser une ouverture f/10.

J’adapterai ensuite la vitesse d’obturation, qui sera donc assez lente, pour faire rentrer la lumière nécessaire. Mais comme mon sujet est fixe, ma photo devrait être nette (pourvu que je ne tremble pas)

Si je souhaite mettre le focus sur un point, je vais utiliser une ouverture f/1,8 (pour une prise de vue de côté par exemple), je joue ensuite en variant la vitesse d’obturation pour obtenir l’entrée de lumière souhaitée. La vitesse sera ici plus rapide que dans le premier cas.

 

Voilà pour ce premier volet. J’espère vous avoir aidé à mieux comprendre les bases de la photographie.

Une chose est sûr, plus vous pratiquerez, plus vous comprendrez les liens entre ouverture, vitesse et isos. Alors à vous de jouer ;)

La qualité de vos photos dépendra aussi de votre fibre artistique et de votre goût de l’esthétisme. Dans la partie 2, je vous donnerai 9 conseils pour réussir vos photos culinaires.

 

 

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